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Esteban Abellán de Miralles - Prince et Ambassadeur de Lyria

Esteban Abellán de Mirall
◈ Missives : 8

◈ Âge du Personnage : 26 ans
◈ Alignement : Chaotique Neutre
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Lyria (Ordanie)
◈ Localisation sur Rëa : Raiendal, capitale de Kaerdum
◈ Magie : Magie Ardente
◈ Fiche personnage : Esteban Abellán de Miralles
◈ Crédit Avatar : Miles Mcmillan by LoranDeSore

Héros
Esteban Abellán de Mirall

◈ Jeu 24 Sep 2020 - 16:12

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◈ Prénom :  Esteban Amadeo Emilio
◈ Nom : Abellán de Miralles
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 26 cycles solaires
◈ Date de naissance : 6 Siralon de l’an 65 de l’Ère des Rois
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Vreën
◈ Origine : Lyria (Ordanie)
◈ Alignement : Chaotique neutre
◈ Métier : Prince et Ambassadeur de Lyria
◈ Crédit avatar : Miles Mcmillan by LoranDeSore


Magie


Esteban est doté de ce que l’on appelle la Magie Ardente. Bien qu’il n’en fasse pas forcément un usage régulier, on lui a souvent fait comprendre qu’il dégageait une chaleur particulièrement agréable, plus élevée que la normale, ce qu’il a toujours utilisé à son avantage lors de ses ébats. Il est en outre capable de créer de petites flammes fugaces en claquant des doigts, ce qui se révèle utile pour allumer des torches imbibées d’huile, mais qui demande davantage de pratique pour des mèches de bougie, puisqu’il ne parvient pas à maintenir la flamme plus de quelques secondes sans qu’elle ne meure.

Un jour, sous le coup de la colère et par instinct de protection, il a brûlé le bras d’un homme rien qu’en le lui saisissant. Cet événement, relativement récent, ne s’est pour autant jamais reproduit depuis.


Forces & faiblesses


◈ Compétences


◈ Forces

  • - Son titre royal est sa force principale : en tant que Prince, il bénéficie d’un poids politique et diplomatique certain, et une position non-négligeable lors de pourparlers, davantage que s’il avait été un simple diplomate mandaté. Il sait l’utiliser aussi bien que le cacher, ce qui en fait une personne retorse.

  • - Esteban est un séducteur invétéré : il est beau, charismatique, et particulièrement doué pour la manipulation et le chantage. S’il ne rechigne pas à coucher pour obtenir ce qu’il souhaite, il connaît toutes les nuances du désir afin de délier les langues, sans forcément délier sa ceinture. D’ailleurs, sa force de caractère et son aversion de l’autorité, combinées à ses atours, font de lui une personne à ne pas sous-estimer.

  • - Son éducation princière lui confère de solides connaissances théoriques du monde dans lequel il vit. Sa nouvelle fonction d’Ambassadeur vise à lui faire acquérir les connaissances pratiques qui manquent cruellement à sa « vie de débauche ». Mais il est curieux, intéressé par tout ce qu’il découvre, et sait se montrer très investi quand quelque chose lui plaît.

  • - Il se ne se contente pas simplement d’appliquer les ordres, car son esprit revêche et libre le pousse à s’interroger et à en apprendre autant que possible sur tout ce qui l’entoure. En effet, Esteban est curieux, et se met constamment dans une position de réflexivité. Il n’est pas facilement manipulable.


◈ Faiblesses

  • - Son titre est aussi la première de ses faiblesses : en effet, ses fonctions officielles le mettent indéniablement en danger, en proie aux convoitises et à la jalousie. Il se doit d’avancer prudemment, en réfléchissant et en pondérant les risques qu’il prend.

  • - Esteban n’est pas un sportif hors-pair : s’il a reçu une formation dans le maniement de l’épée, et qu’il n’est pas foncièrement mauvais, il est loin d’avoir le niveau d’un chevalier aguerri. C’est la même chose pour le sport en général : il prend énormément soin de lui, mais n’a pas le niveau d’un athlète professionnel. Il a simplement les acquis de son rang de noble, ni plus, ni moins.

  • - Même s’il a reçu une éducation poussée, il a tendance à surestimer les connaissances et capacités que l’âge et l’expérience n’ont pas encore pu lui apporter.

  • - Sa curiosité le plonge parfois dans des intrigues dangereuses où il est susceptible de se noyer. S’il n’est ni stupide ni inconscient, il est en tout cas suffisamment jeune pour ne pas comprendre que la vie n’est pas tout le temps faite de parties fines, de plaisirs en tous genres et de fêtes bien arrosées. Cela ne fait pas de lui le parfait immature pour autant... Il est conscient qu’il y a un temps pour tout.



Physique



  • ◈ Pilosité : Il a une chevelure châtain foncé qu’il porte mi-longue sur le dessus de la tête, généralement attachée à l’arrière du crâne en un chignon savamment négligé, lui donnant un côté sauvage mais entretenu. Sur les côtés du crâne, il est généralement rasé de près. Il n’a pas de barbe, et est pratiquement imberbe sur le torse.

  • ◈ Yeux : Ses yeux ont la couleur de l’ambre, et la profondeur de l’océan. Dans ceux-ci, on s’y baigne, on s’y noie, tant ils sont envoûtants et renferment toute la complexité de l’âme du jeune homme. On pourrait même jurer voir dans ses pupilles danser un feu ardent.

  • ◈ Taille et poids : Mesurant près de 5 pieds et 6 pouces (181cm) pour approximativement 151 livres (74 kilos).


Esteban n’est pas seulement bien né, on peut aussi dire que la nature l’a gâté à tout point de vue. Un teint halé rappelant le plus savoureux des caramels, une peau sur laquelle l’imperfection – même la plus indécelable – n’a pas place, un visage anguleux aux traits fins et délicats, un nez droit et bien fait, de fines lèvres d’où naissent les plus concupiscentes obsessions : sans nul doute, le jeune Prince est un très bel homme. Les femmes de Lyria le savent, et les hommes aussi. Et plus dangereux encore : lui-même le sait.

Il a un corps fin mais dessiné. Il n’est pas forcément fort, mais s’est acharné à sculpter un physique attrayant qui lui aura valu de parvenir à ses fins bien plus de fois qu’il ne voudra bien l’admettre. Il aime plaire, et tout de son physique dégage cette impression.

Sa voix est, à l’instar du reste, un miel liquide et suave qui enivre les sens. On pourrait croire que son absence de pilosité faciale l’a laissé à un stade juvénile, mais il révèle son potentiel en laissant entendre sa voix, ni trop grave, ni trop aigüe, dont l’accent insulaire trahit l’origine lyrienne.

Son odeur naturelle est un enivrant mélange qui rappelle un subtil caractère épicé, dont les notes aromatiques et anisées viennent se heurter au confort des notes balsamiques et de bois fumé qui flattent les sens. Sa chaleur corporelle plus élevée que la normale joue un rôle particulièrement important, puisqu’il décuple les fragrances. S’il ne masque pas son odeur, il n’y a aucun doute qu’on pourrait presque le suivre à la trace.

Enfin, il a trois grains de beauté : l'un juste en dessous de l'oeil gauche, le deuxième au-dessus de la bouche, du côté gauche du philtrum, la fossette de la lèvre supérieure, et le troisième sur le coté droit du menton, légèrement plus bas que la bouche.


Caractère


Esteban est un jeune homme particulièrement indépendant. Il chérit sa liberté plus que n’importe quoi, souvent au détriment de ses devoirs et responsabilités. Il est aussi espiègle que rusé, il n’est jamais le dernier à trouver la parade, l’astuce pour obtenir ce qu’il désire. Particulièrement habile de ses mains et de ses mots, charismatique et beau-parleur, il est un redoutable Don Juan.

Néanmoins, le jeune Prince n’est pas qu’un bellâtre à la cervelle vide. S’il est rusé, il est aussi très calme et mesuré dans ses décisions. Il est un excellent amant, d’après ce qu’on en dit, mais ce ne sont pas seulement ses prouesses libertines qui en sont la cause : Esteban a un don pour écouter et conseiller, duper et jouer sur le sens des mots. Sa simple présence suffit généralement à rassurer la gente féminine, qui s’épanche et se répand en confidences au creux de ses bras fermes.

Il est agréable lorsqu’il faut l’être, se montrant tout à la fois très cultivé et distingué, mais il s’avère très vite être un manipulateur indomptable. Il a un problème avec l’autorité, qu’il trouve liberticide, et depuis tout petit, il ne rate aucune occasion de s’enfuir du château dans lequel il a vécu toute sa vie pour vivre une vie de débauche et de plaisir, sous le couvert de l’anonymat d’un déguisement de fortune. Toutefois, il a un grand sens moral : s’il ne s’entiche que rarement, il ne chasse pas sur des terres gardées, ce qui n’empêche pas les autres hommes de voir en lui un adversaire.

S’il est joueur, taquin et souvent désinvolte, il n’en est pas pour autant insouciant et stupide. Il met ses compétences au service de ses objectifs, et est extrêmement tourné vers la famille. Pour lui, peu de choses valent vraiment la peine qu’il se bouge. Ainsi, la famille et l’amour de ses parents, ainsi que leur reconnaissance, sont autant de choses qu’il affectionne et pour lesquelles il se donne vraiment corps et âme. Raison pour laquelle il a pris les fonctions d’Ambassadeur que son père le Roi lui a confiées.

Malgré ses nombreux défauts, il est un jeune homme protecteur, optimiste et très ouvert d’esprit. Et même s’il joue les esprits rebelles et je-sais-tout, il a juste besoin qu’on lui fasse confiance et qu’on lui montre quand et pourquoi il est dans le faux, et qu’on l’épaule pour un jour devenir l’homme qu’on souhaiterait qu’il soit.


Inventaire


En tant que Prince, Esteban porte toujours à l’auriculaire droit – signe qu’il est le cadet de la fratrie – une chevalière en or frappée des armoiries de Lyria, qui lui sert à la fois de sceau princier.

Il n’est pas un homme de guerre, aussi ne porte-t-il qu’en de rares occasions – surtout pour les parades officielles – une armure rutilante composée d’un plastron léger d’argent dont l’emblème de Lyria, délicatement recouvert de dorures, est fièrement plaqué en relief sur le devant de la pièce métallique protectrice. Des épaulières ouvragées protègent ses épaules, et des plaques d’armure recouvrent ses bras sans entraver ses mouvements. Les jambières sont faites de la même manière, et se terminent par des chausses de métal aussi bruyantes qu’inconfortables. Sous l’armure, il est habillé de pourpre, couleur prédominante de Lyria. Esteban répugne à porter cet ensemble très peu discret et bien trop tape-à-l’œil, dans le sens le moins subtil du terme.

En temps normal, il est simplement vêtu d’une chemise blanche cintrée et d’un pantalon brun, surmonté de chausses hautes en cuir brun. Lorsqu’il remplit ses fonctions officielles ou qu’il est en public, il complète sa tenue d’un bliaud bleu-roi finement brodé de fils d’argent, échancré sur les côtés et fendu sur le devant, qu’il ceint à la taille par une ceinture de cuir à la boucle d’acier représentant une ancre de bateau. A mi-chemin entre le surcot sans manche et la cape longue, de la même couleur que le bliaud, une pièce de tissu richement ouvragée parfait la tunique jusqu’aux tibias, recouvrant les épaules de son drapé. Enfin, il enfile de beaux gants de cuir souple brun pour protéger ses avant-bras de la morsure du froid ou de la crasse tenace des villes. Il a volontairement choisi un uniforme aux antipodes des couleurs officielles de Lyria, l’or et le pourpre, qu’il trouve trop criardes.

Il possède une rapière à la garde damasquinée en argent, dont il attache le riche fourreau à la ceinture, du côté droit puisqu’il est gaucher. C’est une épée de cour plus qu’une épée de guerre, principalement faite pour l’estoc, mais suffisamment affûtée pour causer de profondes entailles. La lame est souple mais plate, ce qui lui confère un fin tranchant qu’il serait dangereux de négliger. Le pommeau est en argent ciselé et en forme de diamant Il ne s’en sépare que lorsqu’il se dévêtit ou qu’il y est forcé.

Enfin, il est capable de se débrouiller seul, mais ses nouvelles fonctions lui ont octroyé le droit d’avoir une protection permanente de deux soldats de la garde royale de Lyria, un secrétaire personnel qui joue les intendants et un valet.


Histoire


1. Naissance sous les auspices
C’est lors d’une nuit froide et noire comme l’encre, le 6 Siralon de l’an 65 de l’ère des Rois selon les archives royales du palais d’Altar, à Lyria, que la Reine Danayara de Miralles donna naissance à un second fils, aussi beau qu’il était en parfaite santé, à la surprise générale.

La grossesse ne fut pas des plus simples, et les médecins de la Cour avait prédit aux souverains qu’une fausse couche, ou qu’un enfant mort-né, serait une éventualité à laquelle ils devraient probablement se préparer. Danayara, confiante dans sa foi en Alvar et déterminée à donner à nouveau la vie, ne voulut rien entendre, et décida de mener à terme sa grossesse, restant alitée la majeure partie du temps pour éviter que des complications ne donnent raison au pessimiste des médecins. Elle s’entoura de guérisseurs aux exigences les plus saugrenues et folles. Mais contre toute attente, la détermination de la mère paya.

De sa mère, le petit prince avait pris la beauté sans pareille et les traits fins qui seyaient si bien aux nouveaux nés dont l’avenir est garanti par une bonne naissance. De son père, il obtint l’épaisse tignasse châtain, quoiqu’encore poisseuse, ainsi que la fougue et la vivacité d’un nourrisson découvrant les merveilles du nouveau terrain de jeu qu’est le monde.

À la naissance du bambin, le Roi Orion Abellán y Altar loua immédiatement le Dieu Alvar de lui avoir donné un deuxième fils, sans qu’il ne lui retire la présence vitale de son épouse suite à l’accouchement aussi compliqué que ne le fut la grossesse. Il le fit entourer de tous les soins nécessaires et superflus, des gouvernantes, des valets, des nourrices, afin qu’il ne manque de rien et que sa survie, qu’on pensait toujours incertaine malgré tous les signes contraires, soit assurée. D’aucuns auraient pu croire qu’il chérissait trop cet enfant, et que même s’il était l’enfant du miracle, il finirait pourri-gâté s’il survivait. Le temps ne leur donna que partiellement tort.
2. Enfance dorée
Esteban, choyé plus que de raison, devint un petit garçon fantasque et indiscipliné. Il échappa, grâce à Alvar, à l’indignité d’être un insupportable morveux suffisant et ingrat, mais le destin voulut qu’il prenne une voie plus libertaire. Se sentant trop pouponné, étouffant sous les attentions et les précautions, il se détacha petit à petit de ses obligations de jeune prince, dès son plus jeune âge, leur préférant les fugues en-dehors du Palais, dans les rues de la ville, ou les balades en pleine nature. Il rechignait à apprendre l’étiquette, les lettres, la géographie, et surtout les mathématiques, pour lesquelles il avait une aversion profonde et inexplicable.

On aurait pu croire qu’un tel caractère mette en péril l’ordre établi, ainsi que la royauté si jeune de Lyria. Néanmoins, le bonheur sur le visage du jeune enfant et ses éclats de rire se réverbérant sur les murs du palais réussirent à apaiser les craintes à son sujet. Il n’était pas mauvais, cela se voyait dans ses yeux, aussi lui passait-on beaucoup de ses errances juvéniles.

L’entente entre Esteban et son frère, le Prince Léandro, n’aurait pu être plus belle. D’à peine deux ans son aîné, Léandro jouait souvent les faux moralisateurs, avant de se laisser entraîner – non sans plaisir – dans les frasques et excès de son cadet. Plus que des frères, ils étaient amis. Leur relation fusionnelle était admirée de tous au palais, autant qu’elle était dépréciée car elle perturbait leurs apprentissages respectifs et la préparation de Léandro pour la succession au trône. Malgré les incessants rappels à l’ordre des pédagogues de la cour, les deux princes réussirent à grandir sans que ne soit altérée leur alliance fraternelle, ce qui ne pouvait que secrètement combler leur mère, elle aussi très tournée vers la famille, qu’elle voulait unie et soudée.

En tant que noble de sang royal, et a fortiori en tant qu’adepte du culte d’Alvar, les précepteurs lui inculquèrent les valeurs de la foi, et les connaissances que tout bon lettré se devait d’avoir. S’il affectionnait particulièrement la lecture et l’écriture – dont il se servait pour lire des ouvrages plus ou moins impies ou écrire des essais à la limite de l’hérésie – il ne se passionna que bien plus tard pour tout ce qui avait trait aux arts oratoires et à la logique tortueuse des esprits humains.

On ne pouvait pas vraiment décrire Esteban comme le parangon de l’étudiant, lui qui passait son temps à détourner les enseignements pour amuser la galerie, ou qui se soustrayait à ses devoirs pour découvrir par lui-même ce que les livres renfermaient si secrètement. Durant plusieurs années, les couloirs du palais entendirent résonner en leur sein les cris et les rires de ce jeune enfant plein de vie et de pétillance, dont les moindres écarts étaient passés par ses parents et les dames de compagnie de sa mère la Reine. Les hommes voyaient davantage le jeune comme une future source de problèmes, et gardaient sur lui un œil méfiant et sceptique.

Six ans passèrent, et la Reine Danayara tomba à nouveau enceinte, à la plus grande joie du peuple qui désespérait que ne lui soit donnée une ravissante princesse qui ferait leur fierté nationale. Grâce à Alvar, la reine mit au monde, neuf mois plus tard, une magnifique petite princesse dont les grandes pupilles mordorées poignèrent le cœur du jeune Esteban, si fier de devenir le grand frère d’une si délicate et splendide créature. Elle fut nommée Valentina Ximena Gloria, en hommage à ses deux grands-mères. Dès cet instant où le petit Esteban croisa le regard fuyant de sa petite sœur, il se jura de toujours faire passer sa famille avant tout le reste, et se promit de veiller sur elle quoi qu’il lui en coûte.
3. Adolescence tourmentée
Les enfants royaux grandirent, et sans surprise Esteban ne changea pas son caractère, au grand dam des Grands de la Cour. Conscient de sa beauté angélique, et d’un corps qu’il mit des années à façonner pour attirer les regards des courtisanes d’Altar, il devint l’objet de toutes les convoitises. Malgré cela, il restait égal à lui-même avec ses proches, le même jeune homme espiègle et taquin, dissipé et curieux du monde.

Son éducation fut, sans conteste, plus laborieuse que celle de Léandro et Valentina, mais on parvint à faire de lui un jeune prince accompli une fois la vingtaine passée. Il apprit ce que son rang l’obligea à connaître, de l’histoire à la géopolitique, de l’étiquette et des protocoles à la diplomatie, du commandement aux techniques militaires – dont il ne connaissait pratiquement que la théorie. Certes, il eut des cours d’escrime et de combat à l’épée, et s’y révéla assez bon, mais ses talents n’en firent pourtant pas un combattant hors-pair.

Il préférait cependant la présence des jeunes gens de son âge et la sociabilité aux arts de la guerre. Aussi, ce fut tout naturellement qu’il demanda à son père de n’être point forcé à s’enrôler comme écuyer, à la différence de son frère qui suivait les voies de la chevalerie et du commandement que lui prédestinait sa future condition de roi. À la place, Esteban suivit les préceptes de la diplomatie. Ce n’était évidemment pas désintéressé : s’il parvenait plus tard à se faire nommer dans une délégation officielle, il pourrait enfin voyager à travers le monde, voir de nouvelles choses, apprendre ce qui ne s’enseignait pas des les vieux livres qui composaient la bibliothèque du palais, rencontrer de nouvelles personnes.

Ses fugues furent moins nombreuses, mais les désaccords qui l’opposaient à la Cour de son père se multiplièrent, notamment à cause de sa demande de ne pas suivre la voie de la chevalerie, qui convenait à son rang. Après tout, et jusqu’à ce que Léandro ait assuré sa descendance, Esteban était deuxième dans l’ordre de succession au trône.

La relation des deux frères se modifia légèrement, ce qui n’eut rien d’étonnant puisque les deux jeunes hommes prirent deux chemins de vie différents. En revanche, Esteban continua d’être très proche et protecteur avec sa benjamine, la princesse Valentina.
4. Âge adulte – temps des décisions et des responsabilités
C’est à cette période que le vrai potentiel du prince s’éveilla. Alors âgé de 21 cycles solaires, célibataire refusant d’être lié par le mariage, il découvrit les plaisirs de la chair. Il réussit à convaincre son père de ne point le contraindre d’épouser une femme maintenant, mais de lui laisser la satisfaction et l’élan du cœur de trouver celle qui le comblera jusqu’à sa mort. Il usa de temps de beaux verbiages que le Roi n’eut pas le cœur à l’y forcer, et concéda à attendre quelques années de plus.

Et Esteban en profita ! Un soir d’Aldar de l’an 89, le jeune Prince se dirigeait, encapé et discret, dans les rues éclairées et encore peuplées de la capitale Aldar, vers une auberge où il devait retrouver sa dernière conquête du moment, la fille cadette d’un petit comte, qu’il avait réussi à séduire par quelques boniments. C’est alors qu’il fut frappé par une vague invisible, intangible. Personne autour de lui n’avait rien ressenti, aussi crut-il faire une attaque lorsqu’il sentit au plus profond de ses entrailles la source d’un feu qui ne demandait qu’à être libérée. Il ne se présenta pas au rendez-vous ce soir-là, et rentra subrepticement au palais.

Les semaines suivantes ne lui semblèrent guère très différentes. Il reçut de nombreux compliments et louanges sur ses prouesses, et comprit que la chaleur que son torse nu dégageait était un appât auquel les jeunes femmes ne pouvaient résister. Il n’est pas étonnant de dire qu’Esteban en fit l’un de ses arguments de convoitise, et qu’il savoura autant que ses conquêtes purent s’en délecter, le temps d’une nuit...

Vingt semaines passèrent lorsqu’à nouveau, une étrange sensation pénétra le corps d’Esteban, qui, défaillant, s’écroula sur une jeune femme attablée dans une taverne bondée de gens. L’immense époux de celle-ci, pensant qu’elle se faisait agresser par un vicieux encapuchonné, se rua vers le prince et leva le bras pour lui décocher une droite bien sentie. Quelle ne fut pas la surprise de l’un comme de l’autre, ainsi que de l’assemblée médusée, lorsque le colosse se mit à hurler de douleur, et que la trace de la main d’Esteban fut imprimée, comme au fer blanc, sur son avant-bras cuisant.

Préférant éviter les ennuis et les regards suspicieux et farouches de l’assistance, il s’enfuit à travers les ruelles étrécies et mal éclairées de la cité-capitale. Les semaines et les deux années qui suivirent lui permirent de comprendre ce dont il en retournait. Et de fait, les rumeurs toujours plus nombreuses d’un retour de la magie lui mirent la puce à l’oreille, et orientèrent ses recherches bibliographiques. On le crut même possédé, tant sa frénésie curieuse avait calmé ses escapades pendant un temps pour leur préférer la compagnie des ouvrages anciens de la bibliothèque. Il n’en pipa mot à personne, sachant que s’il l’annonçait, on l’enverrait à l’Académie de Waldric où il vivrait reclus et prisonnier de la forteresse, à devoir encore étudier, de manière forcée.
5. Nouvelles fonctions – nouveau départ
En l’an 91 de l’ère des Rois, le souverain de Lyria convoqua ses fils pour leur faire part de ses intentions. Le Prince Léandro, âgé de 28 années et désormais Chevalier de Lyria, reçut les fonctions de Sénéchal de la Garde Royale et membre du Conseil. Marié depuis qu’il avait vingt-et-un printemps, il était depuis trois ans le père d’un petit prince Lisandro. Quant à Esteban, il obtint d’être nommé au corps diplomatique. Mais à sa grande surprise, ce fut en qualité d’Ambassadeur, et non en tant que simple diplomate, comme tous l’auraient pensé. Son père avait choisi de lui accorder sa confiance, aussi ne le décevrait-il pas.

Investi de nouvelles responsabilités, Esteban n’en fut que plus ravi. On lui rappela les intérêts de sa mission, lui martelant l’importance de cette nouvelle position. Mais le prince connaissait les enjeux, c’est ce qu’on l’avait forcé à étudier durant tant d’années. Il promit de les assumer avec toute la dignité possible, mais se jura de ne point perdre de vue son envie de vivre et de mordre la vie à pleines dents.

Après deux semaines de formation intensive auprès du corps diplomatique royal de Lyria, il reçut son affectation : c’est à Raiendal, capitale du royaume de Kaerdum, qu’il remplirait ses fonctions. Moins d’une demi-semaine après cette annonce, le prince fut à bord du navire royal qui le mena dans le pays voisin. Il fut accompagné d’une garde en armes qui l’escorterait jusqu’à la capitale étrangère avant de recevoir de nouveaux ordres, ainsi que son Secrétaire et Intendant personnel, et un domestique qui occuperait les fonctions de valet de chambre du prince. Il se mit en tête de s’attacher les services d’un professeur particulier pour l’aider à maîtriser ses dons magiques, en toute discrétion.

À Raiendal, il fut introduit à la Cour de Harden de Dévéra, Roi de Kaerdum, afin de se présenter à tous et remercier, comme il convient de le faire, son hôte :

    - Votre Majesté, Son Altesse Royale le Prince Esteban Amadeo Emilio Abellán de Miralles, Ambassadeur du Royaume de Lyria, sollicite une audience auprès de Sa Majesté, annonça l’Intendant.


Ambitions & Desseins


Esteban n’a pas forcément de desseins particuliers. N’étant pas l’héritier du trône de Lyria, puisqu’il est le second fils du Roi, il remplit les fonctions diplomatiques exigées par son père le Roi de Lyria. Il s’y efforce pour faire plaisir à son père, mais reste malgré tout encore un peu jeune et immature.

Néanmoins, il a l’ambition de servir son Roi et ses fonctions, de vivre une vie riche d’expériences et de connaissances, et nourrit la secrète ambition d’être un jour un homme important, non pas par ses titres, mais par les secrets qu’il détient et par la façon dont il les utilisera pour influencer la géopolitique du monde.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Bien révolus, même !
Moultipass : Validé par Lorel


Lorel Syal'Telar
◈ Missives : 77

◈ Âge du Personnage : 323 ans
◈ Alignement : Neutre bon
◈ Race : Eressae
◈ Ethnie : Eressae des Abysses
◈ Origine : Eressa - La Cité Engloutie
◈ Localisation sur Rëa : Kaerdum
◈ Magie : Magie Céleste : Liseur d'Etoiles
◈ Fiche personnage : Ancien roi d'Eressa

Héros
Lorel Syal'Telar

◈ Mer 7 Oct 2020 - 12:41

Bonjour et bienvenue officiellement Esteban.

Tu as bien potassé ta fiche et donc, j'ai la joie de t'annoncer que tu es validé

Tu peux désormais faire tes demandes de rp ou contacter des joueurs qui en ont proposé en partie Antichambre !

Je t'invite également à créer ton Journal de Bord .

Au plaisir de se croiser