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Toshiaki Mizushima - Chirurgien de la Cour Impériale d'Usha

Toshiaki Mizushima
◈ Missives : 1

◈ Âge du Personnage : 28 années
◈ Alignement : loyal neutre
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Inoës
◈ Origine : Usha
◈ Localisation sur Rëa : Usha
◈ Magie : aucune
◈ Fiche personnage : ici
◈ Crédit Avatar : Wei Wuxian par 几枝今天努力了嘛

Héros
Toshiaki Mizushima

◈ Dim 29 Déc 2019 - 9:49

◈ Prénom : Toshiaki
◈ Nom : Mizushima
◈ Sexe : Homme
◈ Âge : 28 années
◈ Date de naissance : Seixième jour d'Ansbar, année 63 de l'ère des rois
◈ Race : Valduris
◈ Ethnie : Inoës
◈ Origine : Seregon / Usha
◈ Alignement : loyal neutre
◈ Métier : Chirurgien officiel de la Cour impériale et Conseiller médical de l’Impératrice
◈ Crédit avatar : Wei Wuxian (Módào Zushi) par 几枝今天努力了嘛 (je n'ai pas trouvé de lien)


Magie


Le retour de la magie fit trembler les Empires et royaumes de Rëa, sans qu’aucun savant ne put prononcer un jugement tranché sur la question. Ceux qui désespéraient de voir la fin des temps arriver étaient nombreux, mais d’autres se laissaient guider par leur curiosité. Il en va de même pour Toshiaki. Des mois durant, il a examiné les quelques « mages » qui se sont découverts sur le sol d’Usha, espérant secrètement qu’un jour viendrait son tour. Après tout, s’il était né avec des dons naturels pour les arts intellectuels, il semblait bien évident qu’il serait un jour doté de compétences hors du commun.

Pourtant, les dieux boudèrent le médecin, qui n’obtint jamais ce pouvoir tant désiré. Il avait souhaité bénéficier d’une magie de guérison, puis de protection, avant de jalouser tous les porteurs de ce flux énergétique si particulier.

Mais jamais rien ne vint pour lui.

Toshiaki n’est pas un mage, mais un simple prodige dans le maniement des instruments chirurgicaux, doté d’une mémoire infinie.



Forces & faiblesses


⟐ Faiblesses

⦃ Indiscrétion ⦄ une fâcheuse tendance à persévérer malgré les obstacles et les interdits, à chercher à comprendre le monde et les gens même dans leurs côtés les plus secrets. Il veut à tout prix savoir, comprendre, de manière presque incontrôlée, et c’est sûrement ce seul pan de sa personnalité qui peut l’amener à s’exprimer plus vivement sur les sujets de sa passion.

⦃ Mutisme ⦄ Toshiaki est un homme de peu de mot, qui ne révèle qu’en de rares occasions ses sentiments. On ne comprend que rarement le jeune homme, on l’accuse d’être froid et distant, de ne pas se mêler aux autres courtisans, mais c’est bien son silence qui fait sa valeur, aux yeux de ses maîtres.

⦃ Mélancolie ⦄ enfermé dans un esprit parfois trop âgé pour le corps qu’il habite, Toshiaki est régulièrement soumis à des périodes de mélancolie, rêvant d’autres horizons, d’autres vies, moment où il range les réserves de plantes et d’onguents pour s’occuper les mains et l’esprit. Il n’aime pas l’ennui, le fuit, se réfugiant en dernier recours dans la lecture, mais jamais auprès des gens, dont il se méfie.

⦃ Jalousie ⦄ son génie n’a d’égal que son mauvais caractère : réussissant en tout - ou presque -, il ne supporte pas l’échec, jalouse fortement ceux qui le surpassent dans des domaines qu’il ne connaît pas ou qu’il n’est pas censé connaître. La magie est l’ultime déception de sa vie, pour le moment, dans la mesure où jamais le flux magique n’a daigné couler dans ses veines et faire frémir ses doigts.

⦃ Fragilité ⦄ si le fait qu’il ait fait face à de nombreux patients lui ont permis de développer une grande résistance aux maladies, l’absorption de poison a contribué à affaiblir son corps, qui est loin d’être aussi sportif et fort que celui d’un Inoës normal. Sa peau est donc plus pâle que la normale et son endurance limitée.

⟐ Forces

⦃ Confiance ⦄ il est sûr de lui, trop parfois, frisant l’arrogance aux yeux de ses collègues savants et médecins. Il n’a que faire des rangs et des titres, s’attachant uniquement à la valeur des personnes avant leur nom, rompant ainsi les usages de la Cour avec un désintérêt largement apparent. Il est extrêmement fier de sa profession et de sa réussite, mais ne le montre à personne, si ce n’est à Yawen.

⦃ Passion ⦄ une fois sur sa lancée, on ne l’arrête plus, si bien qu’il n’en dort plus, ne mange plus, se laissant porter par la fureur de vivre que provoque chez lui l’espoir d’une nouvelle découverte ou de la fin d’une maladie coriace. Il aime les défis et la compétition

⦃ Loyauté ⦄ le médecin est une personne fiable, garant du secret professionnel, qui jamais ne trahira ses maîtres. Du moins, sauf si son intérêt ou sa vie sont menacés, car c’est avant tout sa vie qu’il cherche à mener, et non celle des autres ou celle qu’on lui aura imposé. Il est fidèle à lui-même, loyal envers les autres. Un contrat est l’ultime accord, inviolable selon lui, si bien qu’il s’agisse d’affaires professionnelles ou personnelles, comme un mariage, jamais il ne pourrait trahir ses engagements et promesses.

⦃ Piété ⦄ il croit fermement aux Dieux Inoës, se rendant fréquemment dans les temples de Yune pour y adresser quelques prières ou y déposer des offrandes. Il est persuadé que toutes les vies humaines sont guidées par les Dieux et que sa vocation de médecin est d’exercer leur jugement ; la survie ou la santé de ses patients dépend ainsi à la fois de ses compétences, mais aussi des dessins des divinités.


Physique


Yawen laissa le peigne incrusté de pierres précieuses s’égarer dans les cheveux de celui qu’elle avait toujours considéré comme son fils et aimé comme une mère. En visite à la cité impériale pour introduire ses filles à la Cour de l’Impératrice, elle en avait profité pour s’accorder du temps en compagnie de Toshiaki, dans un des pavillons des jardins du palais.

Comme toujours depuis qu’il vivait au palais, le jeune homme avait les yeux cernés et les traits tirés. Ses recherches lui prenaient du temps, sa passion l’entraînant jusqu’au lever du soleil. Malgré tout, le léger sourire qu’il offrait à sa belle-mère suffisait à rassurer celle-ci sur la santé du médecin. Après tout, il avait grandi en absorbant divers poisons, développant naturellement une plus grande résistance à toutes les affres naturelles, même si son espérance de vie s’en trouve certainement réduite.

Le peigne glissa sans aucun accroc dans les fins cheveux bruns de Toshiaki, semblables à des fils de soie. Elle laissa échapper un rire cristallin, son fils se retournant pour la détailler de ses yeux marron clair, un air d’incompréhension s’affichant rapidement sur son visage fin. Plissant ses yeux en amande, il lui demanda ce qu’elle trouvait amusant.

— Pardon, je viens juste de me rappeler d’une de vos lettres. Vous souvenez-vous que votre femme jalousait tellement vos cheveux qu’elle essayait de te les couper en secret pendant votre sommeil ?

Le jeune homme ferma les yeux, un léger sourire étirant les commissures de ses lèvres fines et rosées. Il arborait cette mine légèrement amusée, toute contrôlée, que les nobles laissent entrevoir à leurs proches.

— Je me souviens, mère, et je crois bien qu’elle n’aimait rien de moi.

Leurs regards se détachèrent et les sourires moururent sur leurs lèvres alors qu’ils adressaient une prière muette et jointe aux Dieux. Ils parlaient d’une défunte, après tout.

— Je sais bien mon enfant, c’est d’une tristesse...

Pour toute réponse, Toshiaki haussa les épaules d’un air insondable.

Yawen non plus n’avait jamais aimé son époux, portant jamais elle n’avait essayé d’attenter à son image. Aujourd’hui, son veuvage lui semblait une réelle libération, mais elle n’avait jamais insulté son défunt mari ou laissé échapper la moindre plainte à son égard. C’était une femme forte et digne, comme beaucoup d’Inoës.

Elle a cependant toujours su que son fils était l’objet de toutes les jalousies, mais si les parures qui l’ornent comme une jolie vitrine de la richesse de l’Empire cristallisent contre lui l’envie des autres, elles sont aussi le symbole de la protection de la famille impériale. Peu de courtisans peuvent se vanter, après tout, de pouvoir revêtir les ouvrages des ateliers impériaux et la soie des élevages personnels de l’Empereur et de sa mère, de même que l’argent des carrières d’Usha, qui orne fréquemment les oreilles et les poignets du jeune homme.

Terminant de brosser les cheveux de son fils, elle redressa le col de l’ample kimono qui couvrait l’ensemble des vêtements portés par le jeune homme, tous d’une qualité exceptionnelle. Portant souvent des parures d’un bleu profond, le kimono principal du médecin était d’un mélange de noir et de bleu nuit, où de fines broderies plus claires semblaient percer l’obscurité du vêtement pour se frayer un chemin.

Durant ses heures d’études et de consultations, en revanche, il prenait l’apparence d’un homme banal, au pauvre vêtement, de qualité mais à l’aspect plus proche de celui d’un serviteur que d’un courtisan de haut rang, ses cheveux, d’ordinaire laissés libre, coulant en cascade le long de son dos et de ses épaules, dressés en une queue de cheval stricte.

Toshiaki a toujours été un homme délicat, ayant hérité de l’apparence de la mère qu’il n’avait jamais connue, plus proches physiquement de ses sœurs que de ses deux premiers frères. La noblesse de ses traits n’a d’égal que celle de sa tenue, de ses postures et de sa démarche, assurées et calculées comme lui avaient enseigné Yawen, puis la vie à la cour. Mais derrière ses gestes mesurés ne se trouvait pas la moindre arrogance, mais bien une humilité respectueuse, celle qui sied au serviteur d’un dirigeant.


Caractère


Dans les couloirs mêlant ouvrages de bois et sculptures de pierre, pétales et éclats de fleurs s’introduisaient sans mal, portées par le vent printanier. Le bruissement des lourdes et riches étoffes des kimonos encore légèrement chauds annonçaient la venue de quelque courtisane, suivie des pas maîtrisés et presque silencieux de leurs suivantes.

L’une était jeune, maquillée comme un bouton de rose, tandis que l’autre était assez âgée pour être sa mère. L’une comme l’autre étaient richement drapées de soie brodée, arborant les armoiries du clan paternel.

La plus jeune riait discrètement, bouche dissimulée derrière une large manche, à une remarque de la seconde. Elle renchérit pourtant, souhaitant colporter les derniers sujets qui circulaient au sein du palais.

— Mère, avez-vous entendu la rumeur qui circule au sujet du médecin de l’Impératrice ? demanda la jeune fille sur un ton prudent.

— Non, quelle est-elle, cette fois ?

— Eh bien on dit de lui qu’il n’est qu’un charlatan, l’avez-vous vu porter autre chose que des bijoux d’argent pur et des parures plus belles que celles d’un kimono de cérémonie ?

La mère s’arrêta, sourcils arqués, pour détailler sa fille.

— Ma chère enfant, avez-vous vu un seul courtisan ou éminent dignitaire impérial vêtu de haillons ? Le médecin est certes coquet, mais il ne porte que les cadeaux de l’Impératrice, récompenses à la hauteur de ses services. Même les étrangers lui apportent des cadeaux, pour qu’il n’empoisonne pas leurs mets.

— Peut-être, mais l’on dit qu’il se contente de regarder de loin les patients en prédisant comme un astronome leur mal…

— C’est là toute la beauté de la médecine que nous ont transmis nos ancêtres, cesses donc de chercher à accuser ce pauvre homme.

— Ce n’est pas moi, protesta l’autre, mais les autres, qui pensent qu’il s’appuie sur les sages qui l’accompagnent ! L’avez-vous déjà vu faire autre chose que de la lecture dans les jardins ? C’est à n’en pas douter un homme en proie à une dangereuse mélancolie. On dit même qu’il regarde les femmes passer….

— Ou c’est simplement un amateur de culture et d’art qui cherche à se reposer de son dur labeur, vous pourriez prendre exemple sur lui.

Outrée, la plus jeune rougit. Si elle était douée de ses doigts, la théorie n’avait jamais été son fort.

— Quand bien même, c’est un homme maudit. On dit que les derniers mots de l’Empereur étaient pour lui et son maître, et qu’il n’a échappé à l’exil que grâce à une relation illicite avec une femme de haut ra-

— Mais que diable vous prend-t-il, mon enfant, pour que vous cherchiez à l’accuser de tous les maux de la sorte ? s’emporta sa mère. Vous semblez oublier qu’il est de plus haut lignage que nous, tout simplement parce qu’il ne fait pas apparat de toute l’étendue de la fortune de sa famille. C’est quelqu’un qui a gagné sa place auprès de l’Empereur et de sa mère à la force de son savoir, contrairement à d’autres.

— Mais on ne le voit jamais aux réceptions, comment voulez-vous que les gens de la Cour ne parlent pas de lui ?

— Justement, c’est parce qu’il est discret et qu’il ne se donne aucun genre que l’on peut dire que c’est un bon médecin. Il n’est pas là pour se donner en spectacle mais pour s’adonner au soin de nos dirigeants.

La plus jeune rougit, baissa les yeux et se tût.

— J’ai moi-même été atteinte d’un mal étrange, une fois, souffla sa mère. C’est lui qui m’a reçue du côté du Pavillon des soins et je l’ai trouvé à l’écoute. Il note tout ce que l’on dit avec patience et une calligraphie parfaite, son comportement ferait pâlir le plus noble des courtisans. Vous me semblez encore bien jeune, mon enfant, pour vous permettre de prononcer un tel jugement sur quelqu’un que vous n’avez presque jamais vu.

Les sourcils de la plus vieille se détendirent.

— Il y a cependant une rumeur qui est vraie, confia-t-elle d’un murmure : les hommes sont jaloux de lui parce qu’il comprend mieux les maux des femmes qu’eux, tandis que les femmes lui envient ses connaissance en matière de cosmétique et ses allures princières. Sa fille piqua un fard, la mère sourit doucement. Autrement, ce n’est qu’un savant parmi d’autres, son seul crime étant d’être trop jeune pour être reconnu à sa juste valeur.

Les deux femmes passèrent le couloir aéré pour continuer leur chemin, des pétales voletant autour de leurs parures.


Inventaire


⟐ Matériel d’acupuncture : une petite trousse de cuir qui ne le quitte jamais, bien cachée entre les manches de son épais manteau.

⟐ Une bourse vide : il cherche en permanence, là où il va, à ramasser des plantes et des fleurs pour ses remèdes.

⟐ La broche des Mizushima : une délicate broche en argent passée dans les pans des tissus de ses vêtements, représentant un paulownia, arbre qui pousse en grande quantité dans la région d’origine du médecin.

⟐ Matériel de calligraphie : carnet, papiers, encre et pinceaux ne le quittent jamais vraiment, tant il éprouve le besoin de consigner ses agissements et ceux de ses patients, ses observations du monde et des gens qui l’entourent.

⟐ Allure vestimentaire : de manière générale, Toshiaki est un homme avec un certain goût pour le noble ornement. Il n’hésite ainsi pas à se parer de bijoux qui, loin de l’efféminer, lui confèrent une certaine aura dont il apprécie jouer, tranchant avec ses vêtements sombres. Loin d’oser l’ostentation au point d’égaler les plus grands nobles et la famille impériale, il sait se faire discret et humble dans sa coquetterie.


Histoire


La lune s’était couchée tôt ce jour-là sur la demeure du Shogun. Tout l’hiver, l’ombre des nuits s’était allongée, plongeant chaque fois un peu plus dans l’inquiétude toute la maisonnée. La maîtresse de maison était enceinte depuis bientôt neuf mois et la date de son accouchement se rapprochait à grand pas. Or il est dit qu’un enfant né de l’hiver a encore moins de chance de survivre, car si le froid n’est pas aussi meurtrier qu’en d’autres régions de Rëa, l’humidité se fait de plus en plus traîtresse à mesure qu’approche le solstice. Et cela, Kensei Mizushima ne le sait que trop bien, ayant perdu un héritier à cette période de l’année.

Comme si les dieux et la lune elle-même bénissaient cette nouvelle naissance, peut-être grâce aux montagnes d’offrandes, de rites et de prières effectués par la famille Mizushima, l’enfant survécut à l’hiver et embrassa le printemps de ses joues rougies par la bonne santé et de ses yeux curieux.

Cette naissance fut cependant celle de trop pour Masako, qui s’éteignit peu de temps après la naissance de son fils, du fait d’une hémorragie trop importante. Elle avait donné vie à cinq garçons et deux filles, perdu trois enfants, ayant ainsi rempli son rôle d’épouse et de mère auprès d’un mari qu’elle n’avait pourtant jamais aimé. Masako était un exemple pour toutes les femmes d’Usha, vantée dans sa mort comme un modèle de féminité.

Toshiaki fut bien vite confié à une nourrice, ses premières années s’écoulant loin des strictes exigences que son père imposait à ses autres enfants, mais ne tardant pas à s’estomper dans sa mémoire pour que seule subsiste l’image d’un père capricieux et sévère. Il avait réservé à l’aîné de ses fils la charge de gouverneur, au second et au troisième celle de guerriers, au quatrième une fonction religieuse, pour amener honneur, prestige et gloire sur la famille Mizushima. Ses deux filles, quant à elles, furent très tôt promises aux alliés de la maison, l’une fiancée dès son plus jeune âge au premier fils d’un seigneur de la capitale, et la plus jeune à l’héritier, dix ans plus âgé qu’elle, du gouverneur voisin.

Le destin de Toshiaki demeura longtemps en suspens, son père ayant plus de fils qu’il ne lui en fallait pour assurer la pérennité de sa lignée, tandis qu’il pouvait étendre l’influence de son pouvoir aux alentours par le mariage de ses parents proches et cousins. Pourtant, au cours de la sixième année de l’enfant, le Shogun trouva enfin une utilité à son dernier enfant.

Une sphère n’avait encore jamais été approchée de près par sa famille directe, à part au cours de banquets réunissant l’ensemble des grands officiers de l’empire : la Cour. Celle-ci, sous le contrôle et le regard de l’Empereur et de son Épouse, était un terrain de jeu d’une toute autre envergure, parfaite pour un officier lassé des manigances de provinces.

Il fut donc décidé que Toshiaki entrerait au service direct de l’Empereur, d’une façon ou d’une autre. Si le gouverneur espérait bien que son deuxième fils parvienne à se faire connaître de la famille impériale par ses faits militaires, il avait conscience que cela prendrait du temps, car malgré tout le talent dont pouvait faire preuve Hikoboshi, la reconnaissance militaire ne viendrait qu’avec l’âge.

L’année de son septième anniversaire, Toshiaki fut envoyé à Yune, capitale impériale, pour y suive des enseignements intellectuels qui sauraient faire de lui un homme remarquable par son savoir, digne d’être intégré à la cour de l’Empereur.

Il faut dire que si l’enfant n’avait jamais manifesté le moindre talent pour le maniement des armes, au contraire de son prodige d’aîné, laissant à son père le seul choix de l’envoyer apprendre auprès des plus grands érudits de l’empire. Toshiaki était un enfant de peu de mots, à la personnalité ombragée et aux émotions discrètes. Plongé dans la lecture dès son plus jeune âge, ses précepteurs lui découvrirent bien vite un appétit vorace et insatiable pour la connaissance, si bien que sa vocation semble toute tracée pour son père : à ses yeux, son cadet ferait un inestimable conseiller impérial, puits de savoir et stratège, certainement.

Pourtant, tout ne s’est pas passé comme il l’avait prévu.

Son départ pour la capitale fut un véritable tournant dans la vie de Toshiaki. Son exil, loin du cocon familial, était à double tranchant, mais son père pensait alors qu’il avait été bien assez bercé par ses conseils et par sa présence pour suivre le chemin qu’il lui avait tracé sans lui demander son avis. Jamais il n’avait pensé que son propre sang pourrait dévier de ses plans, conçus uniquement dans son intérêt et celui de sa famille.

C’est pour cela qu’il ne s’inquiéta point de devoir dire adieu à son dernier fils, mais aussi à Shizuka, l’aînée de ses filles, alors âgée de 14 ans, qui devait se rendre dans la famille de son promis pour y célébrer leurs fiançailles et demeurer dans le giron de la famille Shō Rong à Yune. Noboru, son troisième fils, les y rejoindrait certainement une fois ses seize ans atteints, pour entrer au service des dieux.

Rien n’avait été laissé au hasard, à part le caractère de ses enfants, dont le dernier, privé d’une mère dont le substitut, dame Yamen, ne pouvait atténuer l’absence. C’est pourtant elle qui avait élevé les quatre plus jeunes enfants du Shogun dès leur union. Le gouverneur l'épousa un an après la mort de sa première épouse assurer aux plus jeunes de ses enfants une présence maternelle et conforter les alliances locales. Si Noboru et Yumiko, la plus jeune des filles, deux ans plus âgée que Toshiaki, n'acceptèrent pas le « remplacement » de leur mère et jamais ne considérèrent - ni traitèrent - la nouvelle épouse de leur père comme telle, le cadet de la famille, quant à lui, s’attacha rapidement à cette femme à l’affection toute maîtrisée, dix ans plus jeune que son mari.

C’est en partie grâce à elle qu’il pu embrasser la voie qu’il arpente actuellement… mais chaque chose en son temps.

Le départ pour la capitale se fit en douceur, malgré les larmes de Shizuka, qui devait partir vivre dans une famille complètement inconnue et bien loin de la demeure familiale, et le décent chagrin de Yamen, qui avait vu grandir ces enfants durant plusieurs années. Kensei, quant à lui, n’assista que brièvement au départ du convoi mêlant escortes et quelques dames de compagnies qui resteraient au service de la jeune fille dans sa nouvelle demeure, qui mit quelques jours à arriver à la capitale, pour le confort des deux jeunes enfants, et retourna vite à ses affaires, aussi insondable qu’il l’avait toujours été.

Le voyage se déroula sans encombre, grâce à la clémence du printemps et aux bénédictions divines, mais dura tout de même cinq jours, la province gouvernée par le Shogun se trouvant à 93 lieues à l’ouest de la capitale impériale, à la frontière avec le royaume d’Eliran.

Une fois à Yune, Toshiaki accompagna Shizuka, qui avait été comme une seconde mère pour lui, qui n’avait jamais connu la chaleur des bras de Masako, sa mère biologique. Il ne l’avait jamais vue aussi belle, aussi richement parée que lorsqu’elle franchit le seuil de la maison de son futur époux. L’or dansait dans ses cheveux, sur ses broches et ses perles d’or et d’ivoire à mesure qu’elle marchait, suivie du tintement de ses boucles d’oreilles, tandis que le bruissement des riches tissus et parures de soie, colorées et brodées, rappelait l’harmonie des sous-bois. Humblement maquillée, sa beauté naturelle n’avait jamais été aussi bien mise en valeur. Elle était une offrande, un trophée, une garantie pour le Shogun, qui n’avait pas hésité une seule seconde avant d’utiliser la magnificence de sa fille à ses fins. Coupant le souffle à sa belle-famille et à leurs serviteurs et surtout à son fiancé, elle fut accueillie avec le faste et la pompe que l’on réserve aux grandes familles nobles et même Toshiaki put se reposer du voyage quelques jours durant.

C’est en voyant sa sœur de la sorte que l’enfant compris, au fond de lui, qu’il était tout comme elle un outil dans les minutieux plans de son père, dont la progéniture n’était qu’une petite armée de pions sur le plateau de ses ambitions.

L’hospitalité des Shō Rong n’avait pas de limite, mais il fut rapidement nécessaire pour le cadet de s’en aller. Les adieux des deux enfants s’éternisèrent, mais ils promirent de se revoir, étant chacun les seuls fragments d’une même famille, d’un même tout, dans cette ville inconnue qu’était Yune.

En compagnie de seulement deux gardes, Toshiaki sillonna les rues de la capitale durant plusieurs dizaines de minutes. Il s’abreuva des images, sons et odeurs de ce nouveau lieu, le sourire d’un enfant comblé sur ses lèvres, jusqu’à arriver devant le lieu qui l’intéressait : l’académie privée Ling Shu, lieu pivot de la connaissance pour les jeunes enfants prometteurs, où l’on entrait uniquement sur recommandation.

C’est là qu’une nouvelle étape de sa vie commença.

L’enseignement était strict au sein de l’académie, semblable à celui militaire, tant le cerveau y était saturé de savoirs en tout genre. Le but était de distinguer parmi les enfants les plus prodigieux, ceux qui seraient amenés à exercer les plus hautes fonctions au sein de l’empire, amenant par le fait gloire et prestige à l’académie, son directeur et ses bienfaiteurs.

Les années s’écoulèrent rapidement aux yeux de Toshiaki, qui n’avait jusqu’alors jamais eu accès à autant de ressources et de connaissances. Les savants les plus réputés du pays se succédaient chaque année pour enseigner aux enfants et même les employés directs de l’empereur. Capable de s’acclimater dans n’importe quelle discipline par son extrême rigueur, héritée de son père, et sa curiosité sans fin, il désespérait ses professeurs, désireux de le voir choisir une voie.

De temps à autres, il rendait visite à sa sœur, puis à son frère, qui finit par rejoindre l’un des plus grands temples de Yune une fois ses seize ans atteints. Plus rarement encore, il retournait dans sa région natale et la demeure paternelle, où sa famille s’agrandit deux fois de plus, avec la naissance de deux petites filles, Mitsuko et Tomiko. Il y revit son frère aîné, qui apprenait peu à peu le métier de gouverneur aux côtés du Shogun en chef.

Toshiaki apprit à rêver, découvrir le monde par la littérature, la poésie et tous ces arts que l’impératrice s’efforçait de patronner. Le monde de Yune était comme animé par une éternelle effervescence, à ses yeux d’enfant, puis d’adolescent, l’entraînant dans un tourbillon qui le fit grandir trop vite.

A treize ans, l’un de ses professeurs trouva qu’il avait les compétences nécessaires pour le suivre en apprentissage. Il s’agissait de Huá Zhòngjǐng, médecin et chirurgien impérial, conseiller de l’empereur sur le plan médical, qui ne tarda pas de reconnaître les valeurs de ce jeune provincial. Il n’avait en effet aucun fils, du fait de sa stérilité, à qui transmettre ses savoirs et sa charge, cherchant dans les prestigieuses académies de la capitale un successeur digne de son art. Il se fit donc le maître, mais aussi le tuteur à la capitale, de Toshiaki, et l’emmena au palais pour qu’il puisse commencer à apprendre avec lui l’usage et la reconnaissance des plantes médicinales, les secrets de la pharmacopée, la position des méridiens et des différents organes sur le corps humain et les manières d’étudier les paroles des patients pour pouvoir prononcer un premier diagnostic.

Tout cet enseignement, uniquement théorique - à part pour la réalisation de remèdes et d’onguents - prit une nouvelle tournure une fois ses seize ans atteints. En effet, passage clef dans la vie d’un Inoës, le seizième anniversaire est considéré comme un passage vers l’âge adulte.

Pour la cérémonie, Toshiaki retourna dans sa ville d’origine au printemps. L’air y est plus pur et l’odeur des cerisiers en fleur plus persistante, ce qui donna un tout autre aspect à ce rite de passage splendide par ses couleurs, musiques et chants.

Ce retour-ci fut l’occasion pour l’enfant d’annoncer à sa famille ses plans pour sa vie future, à savoir : suivre les traces de son maître sur la voie de la médecine. Cet aveu, longtemps caché au Shogun, fut mal accueilli par celui-ci et par l’aîné de ses fils. Comment pouvait-il être si stupide alors qu’il venait de passer dix ans à étudier sans relâche ? Qu’avait-il bien pu faire pour que son dernier fils soit si irresponsable qu’il pouvait décider sur un coup de tête d’exercer un métier aussi indigne que celui de médecin, à cueillir des plantes comme le bas peuple et plonger ses doigts dans les viscères ? Toshiaki demeura imperturbable face au courroux de son géniteur, peu enclin aux émotions fortes et à la colère, mais désireux de choisir lui-même son destin, avec l’aide des dieux.

Ce fut donc Yawen qui apporta une réponse et résolut le conflit entre père et fils, qui s’étendit pourtant sur plusieurs jours, sans qu’aucun repas de famille fut exempt de cri. Expliquant qu’une de ses cousines étant à la cour impériale, elle avait déjà entendu parler du médecin officiel de l’Empereur, et qu’il s’agissait là d’une place prestigieuse, loin des gueux, assistée par de nombreux serviteurs. Yawen avait ce don de tenir bon face aux colères et sautes d’humeur de son époux, sans pour autant laisser éclater le moindre cri. Elle était une force calme et silencieuse capable de dompter son tigre de mari d’une phrase savamment réfléchie.

Toshiaki put ainsi suivre les pas de son mentor en tant que son apprenti officiel, s’approchant de plus en plus de la Cour et de ses sujets, mais aussi de la famille impériale. Il entrait dans leur intimité lorsque l’Empereur l’acceptait, recueillait leur plainte lorsqu’Huá Zhòngjǐng était absent, surveilla même aux côtés de son maître la grossesse de l’impératrice il y a de cela sept ans.

C’est aussi à ce moment-là que son mentor lui imposa un tout nouveau type d’exercice : l’absorption, par petites doses, de divers poisons, afin de s’en immuniser - il est dit que les médecins impériaux ne font pas long feu, vous savez maintenant pourquoi. Le goût et l’odeur des poisons doivent en effet ne pas avoir de secret pour les médecins de haut rang, de même que ceux des antidotes. Dans le cadre des intrigues politiques, en effet, tout peut aller très vite et la vivacité des guérisseurs est une nécessité absolue.

Les premières années de son long apprentissage furent rudes. La volonté du jeune homme le sauva plus d'une fois des griffes de la mort, tant sa santé fut mise à l'épreuve par le contact avec les patients du médecin impérial. Entre les maladies, les poisons et les remèdes infects de son mentor, personne ne lui enviait alors sa place et sa famille, quant à elle, craignait véritablement pour la vie du jeune homme.

Peu à peu, la présence de Toshiaki devint une normalité au sein de la Cour, où il avait sa place. Appartements près de ceux de son maître, près des réserves de plantes et de son « laboratoire », l’Empereur lui nomma bien vite une épouse parmi les courtisanes du palais. Loin de vouloir le bonheur de l’apprenti, comme le lui avait confié son maître, les membres de la famille impériale cherchaient au contraire à avoir des yeux fidèles posés sur lui en permanence. Lui-même s’était vu imposer une femme, dont il tomba pourtant éperdument amoureux trente ans auparavant.

Ces mises en gardes refroidirent le jeune homme, qui s’offusqua de ce comportement, alors qu’il avait pour le moment dédié la majeure partie de sa vie à la famille impériale. Lui, qui avait grandi dans la littérature et les poèmes patronnés par les riches bienfaiteurs de la capitale, était un idéaliste, fervent croyant au grand amour, pria pour que les dieux le défassent de cette union forcée.

Et il se voulut de cette prière, qui se réalisa deux ans après son mariage, lorsque son épouse mourut peu après une fausse couche, du fait de sa santé fragile. Ce fut une période troublée pour le jeune homme, qui perdit successivement un Empereur, en l’année 87 de l’ère des rois, puis une femme, l’année suivante, et enfin un père, en 89.

Mais la mort de l’Empereur n’arriva pas seule, car avec lui, c’est Huá Zhòngjǐng qui tomba. Incapable d’endiguer l’épidémie qui semblait ravager peu à peu le harem, pour finalement s’étendre au souverain lui-même, le médecin vécut cette tragédie comme un échec personnel et professionnel. Il accepta sans protester l’exil que prononça contre lui l’impératrice et le conseil. Déchu de son titre, de son rang et de sa nationalité, le savant partit rapidement pour Ysino,

Il s’était produit quelque chose d’étrange au palais, où un trop petit nombre de personnes était soudainement mortes sans qu’aucune maladie ne puisse être reconnue. Ce n’était pas une épidémie, mais Toshiaki n’ayant pu examiner lui-même feu l’Empereur et ses concubines, il n’avait pas pu mettre le doigt sur l’origine du sentiment d’incompréhension qui l’agitait, même s’il avait des doutes.

Son vieux maître lui avait parlé des traditionnels assassinats par le poison, des manières de s’en prévenir et de les reconnaître. Il lui avait aussi fait comprendre que les plus redoutables ennemis étaient souvent les plus proches, et que dans ces cas-là, un assassinat est trop difficilement évitable pour les médecins, les meurtriers ayant accès à l’intimité de leur victime. Souvent, c’est quelqu’un d’autre, extérieur, qui tombe pour ce crime, d’une manière ou d’une autre. Malgré des zones d’ombres, et la magnanimité de l’Impératrice envers le médecin qui avait failli à sa tâche, des questions demeuraient en suspens dans l’esprit du jeune homme, qui commençait tout juste à prendre conscience des rivalités et intrigues de cours, du poison qui s’insinue dans les mots et les tournures de phrases, de la symbolique détenue par la moindre étoffe ou le plus petit des motifs brodés sur un vêtement.

C’est avec cette amère sensation, un mélange d’inquiétude et de découragement que le jeune homme fut promu au rang de Chirurgien officiel de la Cour impériale et Conseiller médical de l’Impératrice, œuvrant à présent officiellement pour le bien de celle-ci et de son fils, l’Empereur. Il était le plus jeune des médecins impériaux ayant jamais foulé le sol du palais. Ses pronostics, à la limite de la clairvoyance, son zèle et sa jeunesse cristallisaient au sein de la Cour, mais aussi à l’étranger, la curiosité, l’admiration et la jalousie des gens qui l’entouraient ou qui avaient vent de ses mérites. Certains décriaient son jeune âge, les plus classiques, et l’irresponsabilité qui en découlait, tandis que d’autres dépeignait ses miracles. Loin de s’appuyer sur son seul savoir, il ne cessait d’expérimenter de nouvelles choses, explorant parfois les quartiers pauvres de la cité pour y soigner quelque maladie méconnue.

Bien entendu, par sécurité, l’Impératrice et le Haut Conseil lui avaient attribué des « assistants » plus âgés, des médecins classiques et réputés de l’Empire. Gagner son indépendance en tant que médecin prendrait du temps, mais Toshiaki y était résolu, ignorant bien souvent les conseils trop archaïques de ses collègues.

Il commença à écrire, énormément. D’abord à sa belle-mère, dont les conseils se firent plus libérés à la mort du chef de famille, mais surtout à son ancien mentor, auquel il demandait régulièrement conseils et nouvelles. Il mit ensuite par écrit le moindre de ses faits et gestes professionnel, ses expériences, déplacements, entretiens et découvertes, archivant le suivi de ses patients avec minutie dans l’annexes du palais qui était réservée aux médecins impériaux. Tout était archivé avec minutie, confiné dans une réserve à l’abri du temps et des yeux indiscrets.

Personne ne s'occupa de faire parvenir la nouvelle aux oreilles ou aux yeux du jeune médecin par écrit. Mais le silence qui fit soudain écho aux missives du jeune médecin suffit à lui faire comprendre la triste vérité. Son mentor était mort. Cela ne fit qu’affermir son opinion, selon laquelle tout n’était qu’une vaste machinerie orchestrée dans le but de détourner l’attention des vrais coupables. Mais les corps dissimulés et les jugements rendus, il n’y avait à présent plus aucune piste à explorer pour dénoncer les injustices passées.

Dans la méfiance, Toshiaki se résigna. Son envie d’apprendre et ses ambitions personnelles l’avaient poussé à entrer au service de la famille impériale, mais il lui faudrait redoubler de prudence pour ne pas regretter ce choix. Il avait à disposition tout ce dont il pouvait rêver, accédant aux humbles luxes et privilèges de la Cour - dont il ne se priva jamais -, à des ressources illimitées et même des patients plus ou moins consentants, preuve de l’appui de l’Impératrice qui n’hésitait pas à lui confier les fêlons condamnés à passer sur sa table d’examen.

Il voyagea en compagnie des dignitaires impériaux dans plusieurs parties du continent, sans pour le moment avoir réussi à s’éloigner assez de la famille impériale pour mettre les pieds de l’autre côté de la mer. Savamment confiné dans une prison dorée tout juste assez grande pour qu’il ne se sente pas comme un pion sur un échiquier, il bénéficia dès le début d’une liberté certes relative, mais bien existante.

Au sein du palais, le médecin impérial est une personne dont on se méfie autant qu’on l’estime nécessaire. Il est celui qui connaît tout à la médecine ancestrale et à ses progrès, à l’élaboration des poisons - et potions selon ses détracteurs -, de sorte qu’il vaut mieux être en bon terme avec lui ou avec ses nouveaux maîtres, notamment l’Impératrice douairière. Bien qu'il fut à son service, les autres puissances, locales comme étrangères, n’hésitèrent pas longtemps avant de tenter de le corrompre, lui qui détient l’accès au corps impérial, à la fois sacré et convoité.

S’il nourrit en secret une animosité viscérale pour l'impératrice, il ne peut s’empêcher d’éprouver un profond respect pour elle, qui fait trembler les plus grands hommes d’Usha et d’Ysino. Lui se cantonne à la servir, puisqu’il s’agit là de son intérêt actuel, mais comme il a pu le faire avec son défunt père, il compte bien dévier de la trajectoire que l’on a tracé pour lui, afin de créer son propre chemin, pas à pas.


Ambitions & Desseins


Toshiaki n’a pas beaucoup d’ambition : il n’aspire pas à prendre le pouvoir, ni à devenir le plus puissant homme qu’ait connu Usha. Non, il veut juste vivre paisiblement de l’art de la médecine, s’établir dans un endroit où le savoir viendrait de lui-même à lui, c’est-à-dire une Cour. Il se méfie de l’actuelle impératrice, qui a certainement fait tuer son maître, mais ce n’est pas pour autant qu’il souhaite l’empoisonner, quoi qu’il serait l’arme idéale dans les mains d’une puissance étrangère.

Loin d’être facilement corruptible, il souhaite le bien de sa nation, fier d’être issu de l’Empire d’Usha, et s’emploie à la servir à sa façon.

L’apparition soudaine de la magie sur le monde a soufflé un vent nouveau, dont il souhaite connaître l’origine et les caractéristiques. Son souhait le plus cher est de parvenir à la maîtriser, à faire de cette force son alliée, et il se meurt de savoir qu’il ne sera finalement qu’un humain normal dans ce nouveau monde.



Divers


Reconnaissez-vous être âgé d'au moins 18 ans ? : Majeure et vaccinée !
Moultipass : validé par Harden

Merci d'avance du temps que vous prendrez à me lire, j'ai beaucoup hésité avant de m'inscrire (on remerciera son impériale majesté pour son harcèlement envers moi /poutre) et j'espère que Toshiaki vous plaira ! En tous cas bravo pour ce forum, j'ai adoré lire tout le lore !


Calim Al'Azran
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Calim Al'Azran

◈ Ven 31 Jan 2020 - 19:00

Toutes mes félicitations pour cette jolie fiche !
Te voici validé et paré à commencer ton aventure avec nous !

Pour les demandes de RP, n’hésite pas à aller en section dédiée ou à solliciter les membres sur le discord !!!